Introduction au contrat d'exercice à frais communs
GÉNÉRALITÉS
Un statut proche de celui de la SCM, mais sans personnalité morale
Le
contrat d’exercice à frais communs s’apparente à la société civile de
moyens en ce qu’il permet la mise en commun des moyens nécessaires à
l’exercice de la profession de chirurgien-dentiste (matériels, de
personnel…).
La principale distinction entre la SCM et ce contrat
porte sur l’absence de personnalité morale. En effet, ce contrat ne
crée pas une entité juridique apparente distincte de ses membres pour
gérer les moyens d’exercice de la profession.
Un principe : l’indépendance
Le
principe fondamental du contrat d’exercice à frais communs repose
essentiellement sur l’indépendance de ses membres en termes d’exercice
de la profession et de responsabilités.
L’objectif de ce mode
d’exercice est le partage des dépenses et non des recettes. Par
conséquent chacun des contractants conserve et développe sa propre
clientèle. Il perçoit directement et pour son propre compte les
honoraires correspondant à son activité. Il n’y a donc pas de masse
commune d’honoraires entre les contractants.
FONCTIONNEMENT
Pas d’enregistrement à la chambre de commerce
Ce
mode d’exercice n’ayant pas de personnalité morale, il n’y a donc pas
de formalités d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés
à accomplir.
Les modalités de fonctionnement devront être réglées
par l’intermédiaire d’un contrat établi par les parties (cf. le modèle
de contrat du Conseil national).
Répartition des dépenses
Tout
comme dans la SCM, les dépenses communes avec la clé de répartition
devront être fixées par les parties au contrat afin d’éviter que les
contractants puissent être considérés comme étant associés, ce qui
aurait pour conséquence de faire perdre à chacun la faculté de se faire
assister, conformément à l’article R. 4127-276 du Code de la santé,
voire par analogie la faculté de se faire remplacer à temps partiel.
Compte bancaire distinct
D’autre
part, tout comme dans la SCM, il est recommandé d’ouvrir un compte
bancaire distinct à partir duquel se feront toutes les opérations
inhérentes au fonctionnement de l’association, chaque membre devant
approvisionner ce compte commun en vue des règlements des dépenses de
l’association